L’organisation internationale de la francophonie (OIF) poursuit ses efforts de promotion de la coopération culturelle et linguistique entre les Etats membres. Depuis sa création dans les années 1970, elle joue un rôle central dans les relations entre les pays francophones.
Une mission de coopération multilatérale
La coopération multilatérale francophone est portée par quatre organes distincts mais d’égale importance. D’abord, l’Agence universitaire de la Francophonie qui a pour mission de mettre en relation les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ensuite, la chaîne de télévision TV5Monde qui contribue à alimenter des médias interactifs promouvant la langue française dans le monde.
L’association internationale des maires francophones permet quant à elle de maintenir une coopération locale et de favoriser les jumelages internationaux. Enfin, “l’Université Internationale de langue française au service du développement africain”, basé à Alexandrie en Egypte, renforce la coopération au développement fourni par la France auprès des Etats d’Afrique
A travers ces opérateurs, l’OIF soutient la mise en valeur d’une langue et de valeurs communes dans le but de rapprocher les gouvernements. Cet esprit multilatéral est primordial afin de renforcer leurs relations pour soutenir des projets de développement long-terme. La secrétaire générale rwandaise Louise Mushikiwabo œuvre depuis six ans à la coordination de ces politiques coopératives. Tous les deux ans, elle invite les chefs d’Etat à se réunir pour définir les grands objectifs de l’organisation.
Un implication directe des gouvernements francophones
Tous les ministres des Affaires Étrangères de chaque Etat francophone se réunissent à l’occasion des Sommets de la Francophonie auxquels peuvent assister d’autres pays observateurs. Ils peuvent désigner des représentants au Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) qui veille à la préparation et au suivi des sommets.
Chacun des membres se donne pour mission de promouvoir et défendre la diversité linguistique et culturelle francophone, mais aussi de veiller au respect des principes démocratiques et des droits de l’Homme. Pour cela, chaque Etat s’appuie sur l’entraide dans le domaine de l’enseignement, de la recherche et des politiques en faveur du développement durable.
Quelles implications aujourd’hui ?
Deux des nombreux membres font partie du G7. Grâce aux liens renforcés avec la Francophonie, ils peuvent faire part des intérêts et observations des Etats n’y ayant pas accès. Même si le Canada et la France sont critiqués pour défendre leurs intérêts propres lors de ces sommets, la médiation qu’ils proposent permet d’offrir une voie intermédiaire pour les pays francophones à plus faible rayonnement international.
Encore aujourd’hui, de nombreuses entreprises participent à l’économie mondialisée par les liens qu’elles entretiennent à travers l’OIF. Ce sont des fleurons technologiques internationaux tels que Airbus, Bombardier, Siemens ou Alstom. Le groupe Carrefour, deuxième mondial de la distribution après Walmart, bénéficie également largement de cette coopération.
