Un vent de contestation souffle sur le réseau social X, propriété d’Elon Musk. Après plusieurs médias et organisations, 87 associations, parmi lesquelles Greenpeace France, France Nature Environnement, et Emmaüs France, ont annoncé leur départ de la plateforme le 20 janvier. Cette décision, relayée dans une tribune parue le 15 janvier dans Le Monde, met en lumière leur inquiétude face à ce qu’elles qualifient de « menace grave » pour la liberté d’expression.
Un choix lourd de conséquences
Ces associations, engagées dans des luttes sociales, environnementales et pour les droits humains, reconnaissent les sacrifices liés à ce départ. « Nous savons que quitter X signifie renoncer à un outil de communication essentiel pour porter nos messages, sensibiliser et mobiliser », soulignent-elles. Cependant, elles estiment que la plateforme, autrefois perçue comme un espace d’expression libre, s’est transformée en un lieu dangereux pour le respect de la dignité humaine.
Une modération insuffisante en cause
Les critiques des signataires visent particulièrement le manque de modération sur X, ainsi que le fonctionnement des algorithmes, qui, selon eux, favorisent la propagation de discours haineux, de théories complotistes et de contenus climatosceptiques. Ces dérives auraient motivé leur appel à leurs soutiens pour les suivre et quitter également la plateforme.
Vers d’autres horizons numériques
Ces organisations affirment leur volonté de continuer à communiquer sur d’autres réseaux sociaux, comme Bluesky et Mastodon, jugés plus respectueux de leurs valeurs. En France, d’autres entités importantes, telles que la CFDT, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, ainsi que des médias comme Ouest France et Mediapart, ont également décidé de délaisser X. À l’échelle européenne, des dizaines d’universités allemandes et autrichiennes ont annoncé des mesures similaires.
Une plateforme au cœur des polémiques
Ces départs massifs coïncident avec des critiques croissantes contre la politique d’Elon Musk, qui défend une conception radicale de la liberté d’expression, rejetant toute forme de censure. Ces choix stratégiques, combinés à un manque de ressources allouées à la modération, suscitent des inquiétudes quant à la dérive de X vers des pratiques antidémocratiques.
Ainsi, ces 87 associations espèrent, par ce geste, interpeller les utilisateurs sur les enjeux éthiques liés à leur présence sur la plateforme.
