Sidaction 2025 : près de 3,9 millions d’euros de promesses de dons pour intensifier la lutte contre le sida

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À l’issue de son week-end annuel de mobilisation, le Sidaction enregistre une légère hausse des dons par rapport à 2024. Une générosité toujours indispensable pour soutenir la recherche et les plus vulnérables.

Le cœur solidaire des Français continue de battre pour la lutte contre le VIH. Pour sa 31e édition, Sidaction a enregistré 3,909 millions d’euros de promesses de dons, un chiffre en légère progression par rapport aux 3,87 millions récoltés lors de l’édition 2024. Un résultat encourageant, même s’il rappelle aussi l’ampleur du combat qui reste à mener.

« La mobilisation doit s’inscrire dans la durée », a insisté Florence Thune, directrice générale de l’association, dans un communiqué publié dimanche soir. « Les défis qui nous attendent sont colossaux et les besoins en financement, particulièrement pour la recherche, ne cessent de croître. » Car si vivre avec le VIH est aujourd’hui possible grâce aux progrès médicaux, l’objectif ultime reste clair : vivre sans.

L’espoir réside dans les traitements de demain

Le message porté cette année par Sidaction était sans ambiguïté : « Grâce à la recherche, on peut vivre avec le VIH, en aidant la recherche on pourra vivre SANS. » Cette formule incarne l’ambition d’un avenir sans sida, rendue possible par la science, l’innovation et le soutien continu des donateurs.

Invitée sur France Inter samedi, la présidente de l’association, Françoise Barré-Sinoussi — virologue de renom, prix Nobel de médecine et co-découvreuse du virus du VIH — a rappelé que la priorité est désormais donnée au développement de nouveaux traitements. Des thérapies innovantes capables d’amener à une rémission durable, voire à une guérison. « Nous devons aller plus loin dans la recherche pour franchir une étape décisive », a-t-elle affirmé.

Mais le Sidaction ne se limite pas à financer les laboratoires. Une part essentielle des dons est destinée aux associations de terrain, qui soutiennent les personnes les plus précaires. « Ce sont elles qui restent les plus vulnérables face à l’infection au VIH », a ajouté Françoise Barré-Sinoussi, soulignant l’importance de l’accompagnement humain et social dans cette lutte.

Une situation toujours préoccupante en France et dans le monde

Malgré les avancées thérapeutiques indéniables, les chiffres rappellent que le sida est loin d’être une bataille gagnée. En France, environ 200.000 personnes vivent actuellement avec le VIH. Rien qu’en 2023, près de 5.500 nouveaux cas de séropositivité ont été diagnostiqués, preuve que le virus continue de circuler, parfois silencieusement.

À l’échelle mondiale, le constat est encore plus alarmant. Près de 40 millions de personnes vivent avec le VIH, dont environ un quart n’a toujours pas accès à un traitement. Chaque année, plus de 600.000 d’entre elles meurent des suites du sida, une tragédie évitable dans bien des cas.

Une solidarité indispensable, au-delà des chiffres

Si les dons enregistrés cette année sont légèrement supérieurs à ceux de 2024, ils témoignent surtout d’une mobilisation citoyenne fidèle et engagée. Chaque euro versé permet de soutenir les chercheurs, de financer les actions de prévention et d’aider les malades à mieux vivre leur quotidien. Et surtout, de garder vivant l’espoir d’un monde sans VIH.

Créée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, l’association Sidaction continue de jouer un rôle central dans cette lutte. Son action repose sur un équilibre entre recherche scientifique, aide aux malades et sensibilisation du grand public. Une mission qui, plus de trois décennies plus tard, n’a rien perdu de sa pertinence.

Alors que les promesses de dons peuvent encore être transformées en contributions effectives dans les prochains jours, l’association rappelle que l’élan de solidarité ne doit pas s’éteindre avec la fin du week-end. « Le VIH ne prend pas de pause, notre mobilisation non plus », conclut Florence Thune.

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